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ALBERT

Bénévole au sein de l'Amicale des Patients de l'INCCI

 

Qui êtes-vous ?


Je suis Albert Mersch, 54 ans, ancien patient de l’INCCI.

Quel est votre parcours/votre histoire ?


J’ai été opéré en juillet 2020 d’un anévrisme de l’aorte. C’est une opération conséquente qui a nécessité un certain temps de réhabilitation.

Cela a toutefois été plus difficile pour moi avant, plutôt qu’après l’opération.

Le diagnostic posé ne me parlait pas, c’était la première fois que j’en entendais parler. Passionné de sport et habitué des marathons, j’avais besoin de comprendre et d’envisager les conséquences.

Ma première réaction fut de chercher sur internet des témoignages de personnes ayant subi le même traitement que moi. Bénéficier de l’expérience d’autres opérés et me raccrocher à leurs histoires était devenu nécessaire.

Quel est votre rôle au sein de l'association ?


Je fais partie de la ‘CAREsharing team’ : nous sommes un groupe de témoins, de personnes qui sont passées par une épreuve les amenant à l’INCCI, et qui se sont regroupés au sein de l’Amicale pour aider d’anciens ou de nouveaux patients rencontrant des problèmes dans le domaine cardiaque.

Pourquoi est-ce important pour vous ?


Lors de mon parcours, j’ai manqué de repères. Bien que très entouré, soutenu par ma famille et par l’expertise des médecins, je me suis senti perdu.

J’ai dû faire face à des peurs existentielles, par rapport à la vie, à la famille, aux enfants…

J’imagine que d’autres personnes sont dans le même cas.

Je veux contribuer à ce qu’elles se sentent moins seules. Au moment du diagnostic ou lors du traitement, on a souvent besoin de s’adresser à quelqu’un qui a vécu une expérience similaire.

En témoignant de mon propre parcours, je veux les aider à se familiariser avec la situation, à trouver du courage et de la confiance.

Y'a-t-il un message que vous souhaitez

particulièrement transmettre ?


Il ne faut pas avoir peur de sa propre vulnérabilité. Même si nous n’avons pas envie de nous sentir en situation de faiblesse, il est tout à fait normal de perdre ses moyens dans un tel moment.

Accepter ses craintes et ses peurs, cela fait partie du processus. Il y aura forcément des instants de doute. Il ne faut pas hésiter à aller chercher du réconfort dans un simple partage.